LE KOBUDO


Le terme Kobudo signifie art martial ancien. Sous cette désignation, on peut regrouper beaucoup de techniques, et elle a souvent et paradoxalement été employée pour désigner les techniques d’armes d’Okinawa : nunchaku, sai, tonfa, etc... qui n’ont jamais été, en réalité, des armes de samourai


Les armes que nous apprenons à utiliser sont des armes employées par les guerriers japonais, et les techniques enseignées sont celles d’une école très ancienne, considérée au Japon comme un bien culturel inaliénable: le Tenshi Shoden Katori Shinto Ryu.


Le Kobudo constitue l’une des composantes historiques de l’Aikibudo et représente donc l’un de ses aspects traditionnels aux côtés de la pratique à mains nues.


Il recouvre des techniques de sabres japonais, appelé Katana, (kenjutsu et iai jutsu), de bâton long (bojutsu), de la lance (naginata jutsu et yari jutsu) et de nombreuses autres armes.

LA PRATIQUE


L’enseignement y est dispensé sous forme de Kata (suite de mouvements imposés). Chaque kata correspond à une leçon. Le débutant apprend tout d’abord le maki uchi, sorte de frappe enroulée sur le bras, qu’il répètera un nombre incalculable de fois tout au long de sa pratique.


Il apprendra également les positons fondamentales (Kamae), ensuite, il étudiera un premier kata éducatif (ken no kata) qui lui permettra de pratiquer les techniques des frappes élémentaires. Par la suite, il entame un long apprentissage de toutes les techniques de l’école. Durant les premières années, il va devoir insister sur le sabre (en kenjutsu et en iai-jutsu) et s’initier simplement aux armes longues comme le bo et le naginata par la suite. Ce n’est qu’après l’obtention du 1er dan qu’il devra compléter sa formation en maîtrisant également les armes longues et le rôle du professeur.

LE PRATIQUANT


Le Kobudo se pratique en keikogi blanc jusqu’au 1er kyu. Une fois reçu à l’examen du 1er kyu, le pratiquant est autorisé à porter le hakama bleu nuit. À partir du 1er dan, il pourra porter une veste bleue.